Bien avant qu’une édition du Festival se termine, nous sommes tournés vers la suivante : exploration
de la production italienne et des thématiques récurrentes, prises de contacts divers, projets et projections.
Le contexte actuel, toutefois, nous éloigne un peu de ces pensées traditionnelles et nous offre un
sujet de préoccupation de taille. La pellicule disparaît très rapidement pour laisser place aux supports numériques, ce qui nous oblige
à remplacer les appareils de projection actuels par d’autres, dont les coûts dépassent et de beaucoup nos possibilités.
Lorsqu’il s’est agi d’installer le projecteur, l’écran et le dolby de la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville,
d’équiper le Cinéma Rio ainsi que la cabine de projection du Cinéma Paradiso, nous avons pu faire face.
Cette fois, les sommes à engager sont d’un tout autre ordre.
Toute évolution technologique fait des victimes : tous ceux qui n’ont pas la possibilité de s’adapter.
Pour l’instant, nous sommes dans ce cas.
Le moment est donc venu pour tous ceux qui nous soutiennent de passer aux actes s’ils souhaitent
la pérennisation de notre manifestation. Nous allons de notre côté les solliciter très vite en espérant que des solutions seront
trouvées.
Cette préoccupation vient s’ajouter à toutes celles que nous dénonçons depuis des années
concernant les infrastructures.
Le passage au numérique ne doit pas faire oublier que nous sommes toujours en manque d’une
salle de 300 places et que les sièges de la Salle des fêtes de l’Hôtel de ville devraient être changés.
Nous confirmons notre attachement au territoire où nous sommes enracinés, mais cet attachement
ne saurait être aveugle.
Il est alors aujourd’hui urgent et indispensable que tous se mobilisent pour préserver le Festival
du Film Italien de Villerupt.